S’approcher du vivant. L’écrire, le retranscrire, le peindre.
Dans le paysage, capter des images comme pour engranger encore et encore des preuves de vie sur Terre. Dessiner le vivant : apprendre en même temps que voir. S’accorder le luxe d’une petite science où le sentiment existe. Une étude où l’impression peut l’emporter sur la certitude.
Tenter de traduire l’anatomie de corps habités. L’oeil s’y affûte, le crayon s’éduque, le trait cherche. Un oiseau passe, imprenable.
Dessiner : une quête à la poursuite de frémissements.
Observer, attendre.
Aviser les grandes lignes de comportement d’une espèce, et admettre l’exceptionnel de chaque individu. Irrégularité, présence, force.
Un parmi tant d’autres : tant d’autres ne comptent pas si un est devant moi. Pour dessiner, le présent surtout. Le regard aime, la main écrit l’empathie.
L’affût, l’imprévu, le soudain.
Animaux, corps animés. Oiseaux, quelle intensité !
J’observe de loin, parfois de très loin. Jumelles et longue-vue aident à atteindre d’inaccessibles instants. Entrer sans y être, voir sans déranger.
Dehors, partout, tout le temps,
ces quotidiens non-humains que j’aime tant.
des serpents dans le ciel
un été avec les circaètes Jean-le-blanc
Comme chaque année, je continue un suivi passionné de ces oiseaux dans les vallées cévenoles.
Que de bons affûts dans les chaleur de juin et de juillets en attendant les serpents.
Voici une petite série de portraits d’un jeune sur l’aire.
aquarelles -
terre de sienne brûlée et bleu de prusse